Please ensure Javascript is enabled for purposes of website accessibility Vincent GRUNEWALD | Carré des Jardiniers

Vincent GRUNEWALD

Vincent GRUNEWALD

Vincent Grunewald (71) x Cheval Paysages (26)

 

QUI EST-IL ?

Après un BTS aménagements paysagers et une année de césure consacrée au voyage, Vincent Grunewald a terminé ses études à l’école d’ingénieur ITIAPE. En 2017, un an après l’obtention de son diplôme, il créé son entreprise à Cavaillon. Sensibilisé depuis toujours à la protection de l’environnement, c’est naturellement que Vincent a orienté son activité d’architecture des jardins vers la transition écologique des espaces extérieurs. Aujourd’hui installé à Mâcon, il conseille et accompagne avec soin ses clients à faire des choix responsables et d’avenir. Il propose une méthodologie de travail basé sur la coopération avec les clients et les artisans. Amoureux des plantes, il apporte un soin particulier au végétal déjà en place et efface les limites entre le jardin à aménager et le paysage environnant. Son petit plus ? Vincent porte une attention particulière au réemploi des matériaux et prouve qu’avec de la créativité, tout peut être remis au goût du jour.

 

SON PROJET : L’Entre Deux Bruits

Il n’existe pas un modèle de ville unique. Cependant, elles ont souvent en commun une intensité des flux et des activités nécessaires pour permettre à ses habitants de se déplacer, de se restaurer, de s’y loger, de s’y divertir… Cette intensité est génératrice de bruits pouvant être perçus comme des nuisances. Les parcs et jardins sont alors de véritables cocons pour s’exclure temporairement du rythme lancinant de la ville. C’est le point de départ de ma réflexion : Comment permettre à des habitants de se ressourcer à l’abri des bruits de la ville ? La ville n’est plus extensible de manière soutenable. Elle doit maintenant se reconstruire sur elle-même, dénicher les espaces abandonnés, sous-fréquentés, optimiser les mètres carrés, réemployer la matière in situ, protéger la végétation existante. Notre proposition cherche donc à s’immiscer dans de petits espaces pour offrir localement une offre de verdure et de repos aux citadins. « L’entre deux bruits » est un jardin composé de deux éléments majeurs : un mur antibruit et une grande structure centrale en bois. On accède au jardin par 4 accès qui se rejoignent autour de la structure bois. La ville est vaste et les jardins se doivent de connecter les différents quartiers. Deux accès sont PMR et les deux autres empruntent un escalier de 3 marches. La structure bois est un point d’appel, un phare dans la ville qui guide l’usager en quête de verdure à travers les turbulences citadines. La structure s’érige majestueusement au-dessus du mur et offre un havre de paix pour la faune et la flore des villes mais aussi un havre de verdure à contempler pour qui sait prendre le temps de s’arrêter. Sa forme ovoïde symbolise la naissance d’un écosystème fragile, vulnérable, en devenir qu’on ne se lasse pas de regarder. La partie basse est occultée mais percée ici et là de quelques ouvertures qui feront le bonheur des plus curieux. A l’intérieur, des arbres, des lianes, des arbustes à baies vivent, meurent au gré des vents, de la faune et en l’absence d’intervention humaine. Assis, l’homme assiste à un spectacle vivant, lent et ininterrompu mené par des acteurs méconnus et souvent invisibles. Telle une protection temporaire contre le bruit de la ville, un mur acoustique enlace le jardin et ses usagers et offre, en son milieu, un temps de repos, une pause régénératrice. Les bruits de la ville sont alors minimisés et le bruit de la nature redevient perceptible, audible comme un lointain souvenir de confinement. Le mur multiplie les fonctions dans ce petit jardin. En plus de sa fonction acoustique, il supporte les assises, permet le rangement de trottinettes, accueille la microfaune dans sa partie haute, informe l’usager sur la fragilité du milieu sous ses yeux, et lui permet de s’exprimer librement sur tout un pan de mur. Les matériaux et les plantes qui composent ce jardin ont, pour certains, déjà eu une première vie. Invendus, issus d’une déconstruction, considérés comme déchets, ils étaient destinés au compostage, à l’épreuve du feu ou de l’enfouissement. Ici, pas de palmiers ou de bambous mais du végétal local, résilient et beau par nature. 

Contact :

06 13 86 95 50
[email protected]
www.vincent-grunewald.fr

 

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